6 conseils de diagnostic à connaître absolument pour les poids lourds

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Les poids lourds sont des véhicules souvent mis à rude épreuve. Ils sont en effet amenés à transporter de lourdes cargaisons sur de très longues distances, sans compter les désagréments en tout genre auxquels ils sont susceptibles de se confronter en chemin. Il est alors dans l’intérêt de leur propriétaire d’en prendre soin. Le but est de les maintenir en bon état et de préserver leur fiabilité le plus longtemps possible. Il s’agit d’épargner les chauffeurs de pannes onéreuses et de garantir leur sécurité. Pour ce faire, vous devez prendre en considération quelques conseils de diagnostic.

Diagnostiquez les problèmes de moteur de votre poids lourd dès qu’ils apparaissent

À partir du moment où vous constatez un dysfonctionnement au niveau du moteur, ce dernier doit immédiatement faire l’objet d’un diagnostic. Effectué à l’aide d’un outil adapté, le diagnostic vise à évaluer l’ampleur de ce problème et d’en identifier la cause. Il va par la même occasion pointer rapidement et avec exactitude les autres zones problématiques éventuelles dans le moteur de votre poids lourd grâce aux différents capteurs qui y sont disséminés.

Au terme du diagnostic, vous aurez un aperçu de l’état de votre moteur et pourrez identifier chaque problème auquel il est confronté avant que ceux-ci ne provoquent de sérieuses pannes. Il vous sera ensuite possible d’effectuer la meilleure réparation possible ou le réglage adéquat le cas échéant afin de refiabiliser le moteur, de rallonger sa durée de vie et de le protéger d’une multitude de pannes. Si vous le voulez, vous pourrez également optimiser le moteur avec un minimum de risques. Le diagnostic moteur joue donc un rôle essentiellement préventif.

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Utilisez un outil de diagnostic pour identifier les zones problématiques

Le diagnostic d’un camion requiert l’utilisation d’un dispositif spécifique. On parle en l’occurrence de la valise de diagnostic pour poids lourds que vous pourrez acheter sur des sites spécialisés et qui, une fois branchée au véhicule, va sonder ce dernier jusque dans les moindres détails. L’appareil va alors vous fournir une indication précise de l’état des différents composants majeurs.

Elle révèle par la même occasion les différentes anomalies électroniques et/ou mécaniques même les plus anodines et vous transmet par la suite toutes les informations qui vous permettront de les connaître en détail. Elle a en effet la capacité de lire la mémoire des erreurs et précise ensuite où se trouvent les anomalies. Au-delà de la motorisation, qui est sa principale cible, elle se charge également d’évaluer :

  • la transmission,
  • le système d’échappement,
  • le système de freinage,
  • l’embrayage,
  • l’accélérateur,
  • l’admission,
  • le débit d’air,
  • le liquide de refroidissement,
  • les bobines d’allumage,
  • la batterie,
  • les dispositifs de sécurité,
  • l’éclairage,
  • le niveau des fluides,
  • l’accélérateur,
  • les autres composants majeurs du camion.

Une valise de diagnostic se présente précisément sous la forme d’un boîtier doté d’un écran (tactile ou non, noir et blanc ou en couleur) ainsi que d’un système de touches directionnelles (gauche, droite, bas et haut). Elle peut être monomarque ou multimarque. Dans le premier cas, elle est spécifique à une marque particulière tandis que dans le second, elle permet de réaliser un diagnostic complet sur des camions de différentes marques.

Les modèles les plus récents disposent en plus d’une fonctionnalité wi-fi et/ou Bluetooth. Dans tous les cas, l’appareil est programmé à l’aide d’algorithmes baptisés « codes défauts » dont chacun se rapporte à une anomalie spécifique. Il se branche au camion à diagnostiquer à l’aide d’une prise de diagnostic standardisée (ODB ou ODB2). Une fois connecté, il va interroger le calculateur moteur afin d’en récupérer toutes les données. Également appelé ECU (pour Engine Control Unit), le calculateur n’est autre que le module de commandes qui a pour fonction d’analyser le moteur en fonction des données prédéfinies par le constructeur. C’est bien sûr en fonction des données recueillies qu’il fera le diagnostic.

Lorsque tout est normal, les indicateurs sont stables. Dans le cas contraire, les codes défauts qui correspondent aux défaillances constatées apparaissent sur l’écran. Certains sont fugitifs et d’autres sont permanents. Les premiers ne gênent pas le fonctionnement du camion. Les seconds indiquent quant à eux des pannes et seul un dépannage effectif peut les supprimer : réglage, remplacement de pièces, etc.

L’appareil enregistre chaque dysfonctionnement du camion afin d’en créer un historique. L’atout majeur d’une valise de diagnostic tient du fait qu’elle facilite significativement le constat d’un problème, qu’il soit fugitif ou permanent. De plus, elle vous évite de passer par un professionnel chaque fois que vous souhaitez diagnostiquer vos camions, c’est-à-dire :

  • quand un voyant lumineux sur le tableau de bord est activé,
  • dès que vous constatez un signe avant-coureur d’un composant défaillant,
  • dans le cadre de l’entretien des véhicules,
  • avant le rendez-vous de révision ou de contrôle technique périodique, etc.

Ce dispositif sera votre meilleur allié pour garder en parfait état votre flotte de poids lourds. Vous devez toutefois choisir le modèle le plus adapté. Pour cela, il est conseillé d’opter pour celui qui est le plus facile à prendre en main et à utiliser. Celui-ci doit idéalement être équipé d’un écran en couleur et en français. Assurez-vous également que sa base de données soit conséquente. Si votre flotte est constituée de camions de différentes marques, misez sur la valise multimarque. Au contraire, un modèle monomarque permet un diagnostic plus optimisé.

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Vérifiez la pression d’air de vos pneus

Dans le cas où la pression est insuffisante, les pneus s’aplatiront en roulant, ce qui induit une hausse anormale de la température interne pouvant se solder par un éclatement. Certains composants internes en subiront également les conséquences et la consommation de carburant du véhicule augmentera. La surconsommation estimée va au-delà des 0,5 litre/100 km, ce qui est considérable lorsque l’on enchaîne les kilomètres. De plus, la stabilité et la motricité de ce dernier seront réduites. Les pneus sous-gonflés augmentent aussi le risque d’aquaplanage et de mise à plat brutale.

Les pneus dont la pression va au-delà de celle préconisée sont par ailleurs plus rigides et leur surface de contact avec le sol est réduite. Le véhicule perdra par conséquent en adhérence et sa performance de freinage laissera à désirer. Les pneus surgonflés sont également très sensibles aux chocs et peuvent s’éclater à tout moment, notamment si le camion circule sur une route accidentée. Leur bande de roulement peut s’user très rapidement.

Les pneus gonflés à une pression d’air optimale garantissent une meilleure adhérence du poids lourd à la route et un freinage efficace. Ils permettent ainsi d’accroître la précision et le confort de conduite tout en assurant la sécurité du conducteur, des autres usagers et des marchandises transportées. Leurs performances et leur durée de vie s’améliorent. Le poids lourd devient moins gourmand en carburant et peut conjuguer tout son potentiel sans difficulté majeure.

Afin que vos pneus soient toujours correctement gonflés conformément à ce que préconise le constructeur, il est recommandé d’en contrôler la pression au moins tous les 15 jours. Cette vérification ne doit se faire que lorsque les pneumatiques sont bien froids. Pour cause, leur pression a tendance à augmenter en cours de roulage, ce qui risque de fausser la pression d’air réelle. Les pneus qui ont roulé en sous-gonflage ne doivent jamais être regonflés avant d’être examinés méticuleusement. La pression de chaque nouvelle roue doit être contrôlée 24 heures après son montage.

Vérifiez l’usure de vos freins et remplacez-les si nécessaire

Le système de freinage joue un rôle prépondérant dans la maîtrise du véhicule ainsi que dans la sécurité du conducteur, de ses passagers éventuels, des marchandises et des autres usagers de la route. Il est donc capital d’en vérifier périodiquement l’état d’usure, d’autant qu’il est indubitablement l’un des éléments les plus sollicités sur les poids lourds et peut par conséquent s’user rapidement.

Durant chaque vérification, aucun élément qui compose le système de freinage ne doit vous échapper. Il convient de tout d’abord vérifier le serrage et le desserrage du frein de stationnement. Assurez-vous ensuite que les indicateurs basse pression fonctionnent correctement. Pensez également à contrôler la pression d’arrêt du compresseur, l’étanchéité du dispositif de freinage, la pression de démarrage du compresseur ainsi que son rendement. La prochaine étape consiste en l’inspection visuelle des freins afin de repérer les éventuels composants qui ne fonctionnent plus ou presque. Compresseur d’air, réservoirs d’air, clapet de pied, cylindres, semelles/plaquettes et tambours, etc., tout doit être ausculté.

Les dysfonctionnements et les pannes ainsi décelés au niveau du système de freinage doivent être traités sur-le-champ. Les composants défectueux qui ne peuvent plus assurer leurs fonctions comme il se doit doivent être remplacés, idéalement par des pièces neuves d’origine constructeur ou équipementier. Le diagnostic du système de freinage doit s’opérer avant chaque départ pour que le camion soit le plus sécuritaire possible sur la route.

Effectuez un entretien régulier de votre poids lourd

Un poids lourd correctement entretenu est un véhicule aussi fiable que sécuritaire tout en ayant une durée de vie maximisée. Il peut offrir quotidiennement toutes ses performances et une efficacité mécanique optimale sans s’exposer à des pannes en tout genre. Il est également moins gourmand en carburant et rejette moins de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. L’entretien d’un camion passe par son nettoyage en profondeur afin de le garder en permanence en parfait état de propreté.

Un poids lourd impeccablement propre conserve longtemps le lustre de sa carrosserie. Vous le protégez en plus de l’usure prématurée, de la rouille et de la corrosion. Vous minimisez également les frais de réparation, abaissez la consommation de carburant, garantissez une hygiène sans faille à bord et permettez aux chauffeurs d’avoir une excellente visibilité. Il faut par ailleurs veiller à la bonne lubrification des éléments mécaniques qui constituent le moteur.

Vous devez vidanger l’huile moteur à la fréquence préconisée par le constructeur, remplacer les filtres par des équivalents neufs (filtres à air, carburant, à huile, etc.) et remplir le réservoir moteur avec une huile qualitative, neuve, propre et fluide. Par la même occasion, vérifiez le niveau des autres fluides (transmission, refroidissement moteur, direction assistée, freins, etc.) et remplacez-les si nécessaire. Un entretien digne de ce nom inclut également l’inspection des pneus. Au-delà du contrôle de la pression d’air, vous devez évaluer leur état d’usure et remplacer immédiatement chaque pneu en fin de vie. N’oubliez surtout pas de permuter à intervalles réguliers vos pneumatiques afin de les empêcher de s’user trop vite.

Il est recommandé de faire réviser par un expert votre camion au grand minimum tous les six mois. Le but est de prévenir les pannes et les accidents, mais également d’assurer la longévité du poids lourd, sa fiabilité ainsi que son aspect sécuritaire. En ce qui concerne le contrôle technique périodique, il doit obligatoirement avoir lieu tous les ans dans un centre agréé disposant d’une autorisation spécifique pour les poids lourds. Cet examen visuel annuel se base sur un total de 157 points de contrôle pouvant révéler jusqu’à 734 défauts dont 569 donnent lieu à une contre-visite. Pour multiplier vos chances de le passer haut la main, veuillez soumettre le véhicule à un diagnostic complet avant le jour J en vous servant de votre valise de diagnostic.

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Diagnostic à connaître : surveillez la température de fonctionnement du poids lourd

Plus un poids lourd circule, plus son moteur est sollicité et voit naturellement sa température s’élever. Si jamais celle-ci franchit la barre de 100 °C, le moteur va bien entendu surchauffer et est plus susceptible de subir des problèmes, voire une casse. La température optimale pour un moteur se trouve aux alentours de 90 °C. Tout au long du transport, le chauffeur doit toujours porter une attention particulière au voyant de température de liquide de refroidissement sur le tableau de bord du véhicule.

Celui-ci se présente plus précisément sous la forme d’un thermomètre rouge surplombant deux mini vaguelettes parallèles. Lorsqu’il s’allume, c’est que le capteur qui a pour rôle de contrôler en temps réel la température du moteur constate une surchauffe au niveau du liquide de refroidissement. Cette alerte doit être prise au sérieux. Le moteur doit immédiatement être bien refroidi.

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