Renault 5 Super 5 : histoire, versions et moteurs de 1984 à 1996

La Renault 5 Super 5, que Renault a commercialisée sous le nom de Supercinq, est la seconde génération de la Renault 5. Présentée en septembre 1984 et produite jusqu’à la fin de 1996, elle a dépassé les 3 millions d’exemplaires et a couvert toute la gamme, de la Five d’entrée de gamme à la Baccara en cuir, avec la GT Turbo comme version sportive.

La Super 5, deuxième génération de la Renault 5

La Super 5 est lancée en septembre 1984 en trois portes, la version cinq portes arrivant en mai 1985. Son dessin est signé Marcello Gandini. Elle remplace la Renault 5 de 1972, dont elle garde le principe de petite citadine polyvalente.

La trois portes mesure 3 590 mm de long, la cinq portes 3 650 mm, avec un empattement rallongé de 6 cm (2 467 mm contre 2 407 mm). La largeur est de 1 580 mm, la hauteur de 1 390 mm, et la masse démarre à 730 kg. Pour le détail du comparatif entre les deux générations, voir notre page sur les différences entre la R5 et la Super 5.

Elle prend place dans une gamme Renault qui avait déjà connu des modèles haut de gamme, comme la Renault 30 TX des années 70, mais elle vise un tout autre public : celui de la voiture compacte et abordable.

Phase 1 et phase 2 : les évolutions jusqu’à la fin de production

La phase 1 couvre les premières années, de 1984 à 1987. La phase 2 arrive en 1987 avec une nouvelle calandre et de nouveaux boucliers, ce qui permet de reconnaître une voiture au premier regard.

En 1987, Renault lance aussi la Five, nouvelle entrée de gamme. Elle devient la seule finition au catalogue en 1990.

La fin de production est annoncée le 7 mars 1996, avec la série limitée Bye-Bye. La chaîne s’arrête le 31 décembre 1996, après plus de douze ans de carrière.

Les finitions de la Super 5, de la Five à la Baccara

La gamme a porté de nombreux sigles au fil des ans, mais deux finitions marquent la phase 2. La Five sert d’entrée de gamme dès 1987 et reste seule au catalogue à partir de 1990.

La Baccara, lancée en 1987, est la version luxueuse, avec une sellerie cuir. Ce positionnement était peu courant sur une citadine de cette taille. Dans la Baccara, l’intérieur et le tableau de bord sont donc ce qui la distingue d’une Super 5 ordinaire.

Intérieur cuir et tableau de bord d'une Renault Super 5 Baccara

Les moteurs essence et diesel de la Super 5

La gamme des moteurs évolue entre la phase 1 et la phase 2. Le tableau ci-dessous reprend les blocs principaux.

Phase Cylindrée Puissance
Phase 1 956 cm³ 42 ch
Phase 1 1 108 cm³ 47 ch
Phase 1 1 397 cm³ 60 à 72 ch
Phase 1 1 397 cm³ Turbo 115 ch
Phase 1 1 595 cm³ diesel 55 ch
Phase 2 1 108 cm³ 47 ch
Phase 2 1 237 cm³ 55 ch
Phase 2 1 390 cm³ 60 ch
Phase 2 1 397 cm³ 68 ch
Phase 2 1 721 cm³ (GTX, Baccara) 90 ch
Phase 2 1 397 cm³ Turbo 120 ch
Phase 2 1 595 cm³ diesel 55 ch

Le diesel de 1,6 l et 55 ch équipe les versions TD et GTD. Il disparaît des catalogues de voitures particulières lors de la mise à jour moteur de 1992, mais reste proposé sur la version société.

Pour la carte grise d’une voiture de collection, la conversion en chevaux fiscaux permet de situer la puissance administrative d’un moteur.

La GT Turbo, la version sportive de la Super 5

La GT Turbo est la sportive de la gamme, avec son 1.4 l turbo. En phase 1, de mi-1985 à 1987, elle développe 115 ch. En phase 2, de 1988 à 1991, la puissance passe à 120 ch.

Une série spéciale Alain Oreille, produite en 1989 et limitée à 2 000 exemplaires, prolonge cette lignée.

Petite sportive turbo des années 1980 en roulage sur circuit

Pour sentir ce que vaut une petite sportive de cette époque, un essai de voitures sportives sur circuit reste le meilleur moyen, surtout avec une GT Turbo de collection.

Combien vaut une Super 5 aujourd’hui

Selon une étude Leboncoin rapportée par L’argus en février 2024, le prix moyen d’une Supercinq en petites annonces atteignait 4 291 € en 2023, soit environ 50 % de plus en deux ans. Plus de 200 voitures étaient proposées, de 400 à 23 000 € environ.

La plupart se situent entre 1 000 et 5 000 €. Les GT Turbo les mieux conservées sont les plus chères : une annonce citée par L’argus demandait 21 990 €. À l’inverse, une Supercinq de 1989 de moins de 130 000 km était affichée à 2 000 €.

Les cabriolets et pick-up Belle-Île, transformés par le carrossier Gruau, coûtent parfois moins de 10 000 €. Ces chiffres sont des prix demandés, pas des prix de vente, et ils datent de 2023 et début 2024.

Pour chercher une voiture, il suffit de savoir trouver une Renault sur internet et de comparer plusieurs annonces de la même version.

Une Super 5 en bon état d’origine reste donc accessible dans les versions courantes, tandis que la GT Turbo se vend plusieurs fois plus cher.

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